dimanche 26 mars 2017

K7 du Dom à franges 03 : STUNNERS Besançon 86

Du lourd pour ce vol3 des cassettes de Dom avec les STUNNERS rois de la French Soul de St Ouen enregistrés à Besançon en 86





Présentation de la série par Dom Genot:
Le temps : entre 1982 et 1989

Le(les) lieu(x) : à Besançon (la Péniche entre autres) et aux alentours

Le but de ces enregistrements était, à l’époque, de rediffuser une partie de la folie de ces concerts, qui ont eu lieu en un temps où on avait l’impression qu’il se passait quelque chose, qu’il y avait un public (enfin, encore que, certains soirs…). C’était dans des émissions de radio, entre autres sur Radio BIP (qui existe toujours, si, si !). Maintenant, avec une trentaine d’années de recul, ça témoigne tout simplement d’une tranche de vie, qui semble être amenée à disparaître, ou au moins à s’amenuiser (pour plein de raisons, bonnes et mauvaises, mais ce n’est pas le sujet).

Ces enregistrements circulent avec généralement l’approbation des groupes, dans la mesure où il a été possible de les joindre et d’obtenir une réponse. Quand la réponse est non, ben, vous ne l’aurez pas, je me le garde pour moi ! Pour certains, j’ai fait le choix de rester sous les radars, pour cause de vision commerciale qui ne me correspond pas trop (pas de procès d’intention, et pas de noms, ok ?).


Pour en savoir plus sur les Stunners, consultez le post 19 du blog (avec l'intégrale en écoute)

vendredi 23 septembre 2016

K7 du Dom à Franges 02 : THE SENTINELS Live 87

Pour la seconde K7 de la série, Dom vous propose un live de The Sentinels, les rockers qui de 84 à 91 réussirent à inscrire Senlis sur la carte du Rock, quelque part entre Memphis et St Louis...
 


Présentation de la série par Dom Genot:
Le temps : entre 1982 et 1989

Le(les) lieu(x) : à Besançon (la Péniche entre autres) et aux alentours

Le but de ces enregistrements était, à l’époque, de rediffuser une partie de la folie de ces concerts, qui ont eu lieu en un temps où on avait l’impression qu’il se passait quelque chose, qu’il y avait un public (enfin, encore que, certains soirs…). C’était dans des émissions de radio, entre autres sur Radio BIP (qui existe toujours, si, si !). Maintenant, avec une trentaine d’années de recul, ça témoigne tout simplement d’une tranche de vie, qui semble être amenée à disparaître, ou au moins à s’amenuiser (pour plein de raisons, bonnes et mauvaises, mais ce n’est pas le sujet).

Ces enregistrements circulent avec généralement l’approbation des groupes, dans la mesure où il a été possible de les joindre et d’obtenir une réponse. Quand la réponse est non, ben, vous ne l’aurez pas, je me le garde pour moi ! Pour certains, j’ai fait le choix de rester sous les radars, pour cause de vision commerciale qui ne me correspond pas trop (pas de procès d’intention, et pas de noms, ok ?).





Dans la seconde moitié des 80's, on vit revenir en force un rock ricain décomplexé, nourrit aux disques de Creedence et de Springsteen et déclarant haut et fort son appartenance à l'Americana: des Blasters au Del Lords, des Beat Farmers aux Long Ryders.... Ce style nourri au pur boeuf texan eut peu de répercussion en France. The Sentinels faisant figure d'exception qui confirme la règle. Leur premier single, "Through all the night", avec son petit coté Fogerty, les fit déjà remarquer, et l'album, produit par Little Bob et Nico Garotin, finit d'enfoncer le clou. même si la production du second sonne un peu trop daté, on y retrouve quelques solides compos dans les lignée des Del Lords de New-york.

samedi 3 septembre 2016

K7 du Dom à Franges 01 : SHIFTERS Live 88

Les Teenagers électriques sont fiers de vous présenter une nouvelle série d'enregistrements live en direct des eighties: LES CASSETTES DU DOM A FRANGES!
Pour cette première livraison, l'ami Dom nous à dégotté rien de moins qu'un concert des excellents SHIFTERS de Toulouse en 88 avec quelques inédits! 
 

Présentation de la série par Dom Genot:
Le temps : entre 1982 et 1989
Le(les) lieu(x) : à Besançon (la Péniche entre autres) et aux alentours
Le but de ces enregistrements était, à l’époque, de rediffuser une partie de la folie de ces concerts, qui ont eu lieu en un temps où on avait l’impression qu’il se passait quelque chose, qu’il y avait un public (enfin, encore que, certains soirs…). C’était dans des émissions de radio, entre autres sur Radio BIP (qui existe toujours, si, si !). Maintenant, avec une trentaine d’années de recul, ça témoigne tout simplement d’une tranche de vie, qui semble être amenée à disparaître, ou au moins à s’amenuiser (pour plein de raisons, bonnes et mauvaises, mais ce n’est pas le sujet).
Ces enregistrements circulent avec généralement l’approbation des groupes, dans la mesure où il a été possible de les joindre et d’obtenir une réponse. Quand la réponse est non, ben, vous ne l’aurez pas, je me le garde pour moi ! Pour certains, j’ai fait le choix de rester sous les radars, pour cause de vision commerciale qui ne me correspond pas trop (pas de procès d’intention, et pas de noms, ok ?).
Donc dans un ordre alphabétique et incomplet, on pourra trouver : les Boy Scouts, les Cherokees, les City Kids, les Coronados, les Dee Dee’s, Docteur Fox, les Dogs, Fixed Up, Hot Pants, les Innocents, Kid Pharaon, Little Bob Story, Marc Minelli, les Petites Gachettes, Sentinels, Shifters, Shredded Ermines, Snapping Boys et Snappin’ Boys, les Snipers, les Stunners!, les Thugs et d’autres !





Lorsque sont parus coup sur coup les deux premiers singles des Shifters en 85, on tenait enfin un groupe capable de concurrencer  les Inmates ou les Plimsouls sur leur propre terrain, un mélange de powerpop et de rythm'n'blues. D'autant plus que les toulousains savaient comment réchauffer un public en 2/3 morceaux. Formés autour de Jérome Estèbe, légendaire guitariste de la ville rose (Boom Boom Desperados, Action Shakers), de Zara (Queen Bees, Taxmen) et d'Alain (Batteur remplacé plus tard par Thierry des Boys Scouts), les Shifters se font rapidement une réputation sur scène. Les Shifters tournèrent énormément puis signèrent sur Stop It Baby Record,  Sous label de Bondage créé par David Dufresne du fanzine "Tant Qu'il Y Aura Du Rock" où ils sortirent, en 89, un très bon album dont fut extrait le simple "Working Too Hard" couplé à une vidéo qui vaut le détour. Hélas, comme beaucoup de groupe de l'époque, les Shifters jetèrent l'éponge à la suite de la tournée promotionnelle de l'album.  On retrouva plus tard Thierry derrière la batterie de No One Is Innocent, Zahardin comme producteur de beaucoup de groupes français et sur divers projets (un album solo en 97), il est désormais prof des écoles. Quant à Jerôme, après un passage dans les Maniacs, il est aujourd'hui plus connu pour ses talents de gastronome!

mardi 10 mai 2016

22. THE MOBILE HOOVERS

Orléans
1988-1990

Rockin pop from Orleans, influenced by Pixies and american indie pop with a british singer. Ony one single...



Jeune groupe orléanais sorti de nulle part, seul le batteur s'était déjà fait remarquer quelques années auparavant avec un groupe punk prépubère, Infrarouge. The Mobile Hoovers s'impose comme un des meilleurs combos de la ville en quelques premières parties (La Souris Déglingués, Fleshtones ou Noir Désir avec qui ils sympathisent). Se  produisant tout d'abord sous le patronyme de Joe Fridge & The Mobile Hoovers (soit Joe Frigo et les Aspirateurs), ils abandonnent assez vite la première partie du nom pour un plus sobre The Mobile Hoovers. La référence commune des 4 garçons est Clash, plutôt pour l'attitude que pour la musique comme le déclare Hervé, guitariste du groupe, à Abus Dangereux :  "Les Clash sont un modèle pour nous, même si cela ne s'entend pas. Il y a une démarche similaire. on voit trop de groupes où des musiciens jouent dans leur coin. c'est vraiment désagréable !" Leur démo arrive aux oreilles de GMG qui leur propose de distribuer un 45 tours qui sort en 89 avec deux titres : "Urban Cowboys", jolie balade avec sa guitare sèche et son harmonica et "Lizards" plus enlevé et électrique, évoquant les chevauchées sauvages d'un Jeffrey Lee Pierce. Les compositions sont prometteuses et le chant en anglais parfait, et pour cause, le chanteur guitariste, Jake Bailey est anglais, né à Londres , où il a vécu jusqu'à neuf ans, ça aide! 

Manque de chance pour les Mobile Hoovers, GMG met la clé sous la porte juste avant la sortie du single qui sera mal distribué. En 90, le groupe enregistre une nouvelle démo 3 titres dans les studios de radio France Orleans, dont un des titres, "Ghost of Marston Moor", traitant d'une célèbre bataille écossaise sous Cromwell, se retrouve sur un 45T distribué avec la face O du zine Abus Dangereux et plus tard sur un CD compilation des nouveaux talents édité par la Fnac. A la même époque, les Mobile Hoovers parlent d'un 6 titres à venir mais on perd définitivement leur trace à la fin 90. Un ancien bassiste des Mobile Hoovers, Richard Minier,  se retrouve dans Sherpas puis dans divers projets plus électros.

jeudi 28 avril 2016

21. LES CORONADOS

Paris
1981-1989

Simply the best of french bands inspired by 60's garage without any revivalism. They used to cover Chilton or Captain Beefheart...

Le premier EP des Coronados fut pour moi un choc. J'avais repéré quelques lignes dans Rock'n'Folk et demandé à une copine de me ramener cette rondelle d'une virée à Paris (et..oui pas de bandcamp ou de Youtube à l'époque...). A la première écoute, ce groupe ne ressemblait à rien de connu, le son bourré de reverb qui donnait l'impression qu'ils avaient enregistré dans un hangar ou sous un pont (aujourd'hui c'est devenu la norme des groupes nu garage même si tous ne maitrisent pas tout à fait l'effet!) , le chant en français, éructé, à faire passer Eudeline pour un orthophoniste, la fulgurance des morceaux "Jeune encore" ou "Elle m'attend tous les soirs", la reprise de Chilton qui me poussa à découvrir l'oeuvre du garçon.... Une révélation, confirmée un peu plus tard en Live tant le groupe en imposait (cela étant du en partie à la présence menaceante du bassiste Yves Calvez). 
L'histoire des "Coros" commence à la fin des Seventies à Limoges par des groupes de lycée "Cathy et les Twistitis" et "Les Javelisés" dans lesquels les futurs Coronados se font la amins sur des reprises des Ramones ou des Shangri La's. Après une montée à Paris, en 81, Yves, Bertrand, Dominique et Berko (remplacé plus tard à la batterie par Dilip) adoptent le nom de Coronados, en hommage à la basse Fender, et répètent de manière intensive. Les concerts au Gibus et dans l'ébauche du Paris alternatif ainsi que le 45t déjà évoqué leur assure une réputation de groupe talentueux, inclassables et ingérable!


Après un second EP du même acabit que le premier malgré une débauche de production (4 demi-journées pour 4 titres!) et des participations à de très nombreuses compilations (de la tyrès alternative "collection privée" à la "Snapshots"), les Coronados entre en studio avec Didier Lemarchand, pour enregistre leur premier album pour Romance Records. "N'importe quoi...mais pas n'importe comment" résume bien la philosophie du groupe. L'album désoriente avec ce son presque trop clean pour le groupe qui lui aussi va avoir du mal à le défendre : " La grosse erreur a été d'enregistrer des morceaux écrits pour la scène et le gros bordel de guitares. On a enregistré chacun son tour, chacun sa partie, il y avait quelque chose qui n'allait pas, on le sentait mais on ne le croyait pas" déclarent-ils dans Nineteen. Malgré cela, l'album demeure un des meilleurs trucs sortis par ici dans les années 80.
Réduit en trio, le groupe mettra plusieurs années à rebondir et à produire leur second album qui prend à nouveau tout le monde à contre-pied par son coté expérimental et en avance sur son temps...
En moins de 10 ans d'existence, les Coronados ont laissé plus que beaucoup en 30 ans de carrière, un rock francophone inclassable et classieux....